Ca pète

Guerre en ukraine, génocide en Irak, pandémie du virus Ebola, exécution d’otages, l’actualité semble ne vouloir céder la place qu’à d’autres tragédies, mais jusqu’à quand ? En France un événement qui a eu lieu la semaine dernière m’a interpellé, attention, c’est sérieux, le samedi 20 septembre a eu lieu la journée mondiale du prout.

Alors on sait que chaque jour donne lieu à une journée mondiale, mais quelle ne fut pas ma surprise en lisant le Direct Matin de trouver un pub pour la journée mondiale du prout, la grande fête du vent. Au programme : jeux en tous genre, coussin péteur de 25 mètres carrés pour battre un concours, en tout 250 m2 d’animations. Alors, si cette journée peut apporter un peu de potache, ou d’humour dans l’actualité dramatique pourquoi pas – qui n’a pas joué un jour avec un coussin péteur – mais tout de même, pour moi cela en dit long sur une société, une société, fondée sur du vent, bref, une société fondée sur le néant. Il ne faut donc pas s’étonner que cette société perde la boule même si évidemment, le thème de cette journée se veut décalé, je ne pense pas qu’il faille prendre ce type de symptôme à la légère. Cette journée du prout est un révélateur, celui d’un mal-être, d’une société qui ne sait plus ni d’ou elle vient, ni où elle va. De personnes qui se contentent d’être des feuilles mortes dans le vent, où règne la superficialité, où l’on se forge une image, où il faut paraître, avoir le dernier Smartphone à la mode, être bien vu, se taire alors qu’on n’est pas d’accord, courber le dos, baisser la tête, accepter d’être un mouton et finalement se retrouver dans un monde qui ne propose plus rien si ce n’est un concours de pets géants.

Mais le vent fait partie des éléments, on en a besoin ! Le vent lourd, celui que l’on sème pour récolter la tempête non ! Celui qui sent mauvais ? Non ! Mais le vent léger, la brise de l’Esprit Saint, de l’Esprit d’amour, oui ! Car c’est bien de ce souffle-là dont le monde a besoin ! Qui pourra en être le relais si ce n’est nous, en parlant, et en agissant par amour ? Mais c’est aller à contre courant, c’est refuser la médisance, la moquerie, l’entre soi, la méchanceté, le cynisme, le conflit. Comme disait l’Ecclésiaste :

« Vanité des vanités disait Qohèleth. Vanité des vanités, tout est vanité !
… Le vent part vers le sud, il tourne vers le nord ; il tourne et il tourne, et recommence à tournoyer. »

Alors ne nous attachons pas à ce qui est vain et ce qui passe mais à ce qui reste, faisons en sorte que nos vies ne soient pas du vent.

Sylvie

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