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bedosLa version audio, passez 2’40, c’est par ici sur Radio Notre-Dame.
Il y a parfois des jours comme ça où l’inspiration ne vient pas. C’est embêtant lorsque l’on est mercredi et que l’on a sa chronique radio le vendredi. Du coup j’ai demandé à mes amis sur Facebook des idées. Et là je peux vous dire que j’ai eu une pluie de suggestions et je remercie tous ceux qui me sont venus en aide. En fait, aucun thème ne me parlait vraiment jusqu’à ce que je comprenne que j’allais faire un sujet sur… les autres. Cela m’a permis à de prendre conscience de l’importance des autres dans notre vie. Je suis particulièrement touchée en ce moment par le livre de Frédérique Bedos, La petite fille à la balançoire, que je vous recommande vivement. Dans son histoire incroyable, les autres ont eu une place fondamentale : sa famille d’abord, ses amis et les personnes que Dieu a mises sur sa route. Les autres sont notre vie, les autres font notre vie. Imaginez les verbes partager, vivre, rire, rencontrer, faire la fête… sans les autres. La vie n’aurait plus de sens

Mais ne nous voilons pas la face Les autres peuvent être merveilleux mais ils peuvent aussi nous paraître très pénibles. Certains diraient infernaux. Il y a des moments où on n’a juste pas envie d’être avec les autres, envie de déjeuner en paix comme Stéphane Eicher. Justement, c’est peut-être lorsque l’on n’est pas d’humeur qu’il peut se passer des choses intéressantes. Je reprends l’exemple de Frédérique Bedos. A certains moments cruciaux de sa vie, où elle était fatiguée, elle n’avait pas envie, elle a été sollicitée pour aller vers les autres, et elle s’est un peu forcée. Eh bien c’est à ce moment-là qu’elle a fait des rencontres incroyables qui ont bouleversé sa vie. Cela veut dire vraiment qu’aller vers les autres demande de s’oublier un peu soi, de faire parfois un effort sur nous même. Et le Carême je pense est la période idéale pour faire cet effort d’accepter l’imprévu. Car c’est peut être cela qui va nous rendre heureux.

Et il se trouve que pendant ce Carême, le pape François nous invite à vivre les œuvres de Miséricorde. Mais tiens ça alors, toutes, absolument toutes sont tournées vers les autres. Ce qui veut dire vraiment que rencontrer les autres, c’est rencontrer Dieu. Et si nous manquons ces occasions, et bien c’est à côté de Dieu que nous allons passer. Et passer à côté de Dieu, c’est passer à côté de notre cœur, c’est passer à côté de l’amour. J’étais hier soir à une veillée de prière avec l’Association Aux Captifs la Libération qui vient en aide aux gens de la rue, et la phrase qui a été retenue est la suivante, je pense qu’elle résume bien cet article : « Nous avons tous besoin les uns des autres ».

Sylvie

Panthéon, je dis non !*

Pour écouter la chronique sur Radio Notre-Dame c'est par là

Aujourd'hui entrent au Panthéon quatre grands hommes (dont deux femmes) : Geneviève Anthonioz de Gaulle, Pierre Brossolette, Germaine Tillion et Jean Zay. Franchement entre nous, qui a envie de finir ses jours au Panthéon ? Je ne vois pas de lieu plus triste et plus morbide. A côté, les catacombes de Paris ont des allures de fête foraine. Quoi qu'il en soit, il vaut mieux avoir fait une cure de vitamines avant d'y aller, et surtout ne pas être dépressif. Bref, en fait il vaut mieux être déjà mort. Ces quatre grands hommes et femmes vont donc quitter un cimetière, le ciel, les oiseaux, la nature et les saisons, la famille qui vient se recueillir tranquillement sur leur tombe, les fleurs… pour un caveau obscure et sans soleil. Entrer au Panthéon, c'est un peu mourir une seconde fois.

C'est aussi devenir un nom, parmi tant d'autres, devant lesquels les touristes américains et japonais ne s'arrêteront même pas, car niveau timing c'est un peu serré, et il faut quand même aller visiter le Louvre en deux heures et monter en haut de la Tour Eiffel. N'oublions pas également que le Panthéon est une église désaffectée, l'église Sainte Geneviève, qui n'a plus d'âme, plus de présence. De là à dire que c'est cela qui le rend triste, et austère, il n’y a qu’un pas. Le style pompeux du néoclassique n'aide pas beaucoup. Il suffit d'aller juste après à St Etienne du Mont pour se rendre compte de la différence d'ambiance avec un lieu "habité".

Tout à fait d'accord pour rendre hommage aux grands hommes, pas de problème. Même si c'est toujours mieux de reconnaître leurs mérites de leur vivant, quand cela est possible. Et il me semble que ce culte rendu par l'Etat, est éminemment spirituel. Faire entrer un homme dans la gloire, pour l'éternité, cela n'est pas sans nous rappeler quelque chose, qui aurait à voir avec le christianisme. Sauf, qu'il s'agit là d'une gloire qui reste horizontale et avec un petit g car la mort, pour le chrétien, c'est entrer dans la Gloire (avec un grand G), de manière verticale puisque c'est la gloire divine. Une autre différence intéressante, la République fait entrer des hommes dans le temple de tous les dieux (cf. éthymologie de Panthéon). Les grands hommes deviennent donc des dieux. La différence avec un chrétien, c'est que dans la mort, il est divinisé, il partage la vie de Dieu, qu'il soit enterré dans un cimetière de province, ou dans un monument bicentenaire, grand et glacial. 

Sylvie   

* : les fans des Inconnus auront reconnu l'allusion, et donc la suite de la phrase : "mais à la vie, je dis oui !" 😉

Révélation

A écouter aussi dans le Blog Notes de Radio Notre-Dame, qui est un peu plus à la sauce catho

« J’ai une révélation à vous faire. » On ne peut pas trouver mieux pour obtenir le silence, et capter l’attention d’un auditoire. Truffe en l’air, oreilles dressées, langue pendante, papattes en avant, l’assistance prend alors des allures de chien de chasse aux aguets. Au fond de nous, nous les attendons, nous les aimons les révélations, attirés sans doute par la part de mystère qu’elles contiennent et sans doute aussi par leur aspect sensationnel ou inattendu. Aussi sans doute parce qu’une révélation fait la vérité sur quelque chose ou sur quelqu’un. Quelque part, elle libère. 

Alors, un peu d’éthymologie, une fois n’est pas coutume. Révélation vient du latin revelatio qui dérive du mot revelare que l’on traduit par « découvrir ». Lui-même est issu du mot velum, le voile. L’expression « Lever le voile » pourrait donc également convenir pour expliquer le mot révélation. Parmi les révélations, celle dont je souhaite vous parler surpasse toutes les autres puisqu’il s’agit de la Révélation, ze Revelation, avec un grand R. Celle qui est au cœur de la constitution Dei Verbum, du Concile Vatican II, dont nous fêtons cette année le cinquantième anniversaire. Cette Révélation, c'est la Bonne Nouvelle. Attention suspens insoutenable… Cette Bonne Nouvelle qui nous est donnée à travers les Evangiles la voici : Jésus est ressuscité, et donc l’Amour est plus fort que la mort. Est-ce qu’on peut faire mieux en terme de révélation ? Je mets au défi toutes les stars de la planète de trouver quelque chose d’aussi fou ! Et cette Révélation va même plus loin : c’est par le Christ que le message de la Bonne Nouvelle nous est révélé, mais c’est aussi Lui le contenu du message. Bref, la Révélation, c’est Jésus lui-même, Dieu fait homme, envoyé aux hommes par amour. Je sais ça fait un peu beaucoup d’un coup.

Soit vous allez me dire que ça vous fait une belle jambe, soit vous allez vous lancer dans le débat sur les preuves de l’existence de Dieu et que personne ne l’a jamais vu et tout et tout. Alors dans un premier temps j’aimerais faire appel à la raison. Les Evangiles sont en quelque sorte la « biographie » de Jésus. Les historiens ont des sources concordantes pour affirmer son existence, les circonstances de sa mort etc. On peut donc lire ces écrits de manière rationnelle et se faire une idée ainsi de ce que fut la vie du personnage historique nommé « Jésus », qui entre nous, a quand même bouleversé l’Histoire de l’humanité. Mais les Evangiles, qui affirment la résurrection de Jésus, disent-ils la vérité ? C’est alors qu’intervient un deuxième niveau de lecture, que l’on peut faire le cœur ouvert à la grâce. Et cette grâce de la foi, elle est donnée à tous, à condition de l’accueillir. Car l’homme a la souveraine liberté de l’accepter ou de la refuser. A qui recherche la Vérité, les Evangiles sont le lieu de la rencontre entre la raison et la foi. Et que risque-t-on en lisant l’Evangile le cœur ouvert à la grâce ? Eh bien, peut-être de découvrir un Dieu qui nous aime, et qui attend, caché au fond de notre être, que l’on lève le voile posé sur lui.

Sylvie

NB : Pour les plus courageux, lien vers le sujet de théologie en entier, qui m'a servi de source pour cet article, quand dans une vie antérieure je prenais des cours de théologie.



Normal

Pour vous assurer que tout est bien normal, vous pouvez aussi écouter cette chronique dans le Blog Notes de Radio Notre-Dame.

 Qui n’a pas entendu parler de la Normal Way of life ? Aujourd’hui, la normalité est à la mode, grâce à François Hollande, qui assure qu’il est un homme « normal », doublé d’un président « normal ».
Il nous a même sorti cette semaine la photo « normale » – de normal à banal il n’y a qu’un pas – que M. Tout le Monde aurait pu prendre sans son jardin avec un pola (« un polaroïd, Jacques ! Le nôtre est cassé, les enfants l'ont jeté dans les cabinets. ») Et ce n’est pas les internautes qui diront le contraire car le cliché a déchainé lundi de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux et quasi autant de détournements.
Pour moi tout cela n’est que mensonge : cela s’apparente à un travail sur l’image, à de la com’ pure et simple. Quand on est Président de la République, on ne peut plus vivre comme un homme « normal ». Le premier ministre qui prend le train avec une cinquantaine de journalistes à ses basquets, ça n’a rien de très normal. Ce qui serait normal, ce serait qu’il se retrouve coincé dans un TGV entre Marseille et Valence en raison d’une grève surprise ou d’un incident technique « pour une durée indéterminée ». Mais on sait très bien que cela n’arrivera pas.
En fait, ce qui me fait peur sous cet air « normal » franchouillard et rassurant, c’est qu’avec François Hollande tout devienne normal… et que tout soit inversé. Je pense notamment au mariage homosexuel : normal ! L’adoption par des couples du même sexe, voyons : normal ! L’euthanasie : normal !
Personnellement ce concept de « normalité » ne me séduit pas… Il est tellement fluctuant, il dépend tellement des modes et des tendances ! Non, en tant que chrétienne, j’ai plutôt envie de m’attacher à ce qui est bon pour l’homme. Dans la Genèse il n’est pas écrit « Dieu vit que cela était normal » mais « Dieu vit que cela était bon ». Essayons plutôt de tendre vers ce bon, vers ce bien commun, au lieu de réinventer des normes.
Car pour définir des normes, il faut se mettre d’accord, comme par exemple pour les normes européennes que l’on trouve sur les jouets des enfants : le processus de normalisation doit être le fruit d’une concertation. Rappelons-nous que nous votons dimanche prochain, et que si jamais nous étions amenés à changer les « normes » de notre société, il est bon d’avoir des représentants à l’Assemblée Nationale. S’il y a des normes sur les jouets, elles sont là pour « protéger » les enfants, or j’ai l’impression que si l’on change les « normes », les petits de notre société ne seront plus protégés. Les enfants, qui ont droit à un père et une mère, et les plus faibles : les personnes en fin de vie. Protéger la famille, c’est cela qui me semble vraiment  NORMAL et BON à la fois pour notre société.

Sylvie

 

Le silence on n’en parle pas assez !

Ca fait quelque temps que je me dis, le silence on n’en parle pas assez, et enfin, l’occasion se présente d’évoquer le sujet grâce à Benoît XVI qui ose enfin briser l’omerta sur le silence en le choisissant comme thème central de la prochaine Journée Mondiale des Communications Sociales, aussi paradoxal que cela puisse paraître.
Il semblerait dans notre monde que tout est fait pour que nous ne soyons jamais en silence. Complot géant ? Conspiration mondiale ? Machination planétaire ? Je ne pense pas. Mais toujours est-il qu’il existe un fond sonore constant dans notre vie entre la musique dans les magasins, les radios et télés allumées en continu, le brouhaha des voitures etc.  Pourquoi ? Parce que le silence nous fait flipper. Quand vous parlez à quelqu’un, n’avez vous jamais appréhendé ce moment de blanc, ce petit temps de silence qui vous met mal à l’aise et qui vous fait sentir bête ?
Un jour une ado à qui j’avais demandé pourquoi elle avait en permanence son casque sur les oreilles m’a rétorqué : « C’est parce que j’ai pas envie de m’entendre penser ». Intéressant. Dans le silence en effet, nous nous retrouvons seuls face à nos pensées, et Dieu sait si elles sont nombreuses. Comment ne pas se laisser submerger par toutes ces ondes négatives, nos problèmes, nos souffrances, notre imagination, etc ? La liste des choses qu’on à faire, le Dossier Pruneau qui au travail nous prend vraiment la tête. Pas évident. Nous ne savons pas rester en silence car nous sommes désemparés face à ce qui nous habite. Alors on préfère fermer la porte à tout, y compris aux bonnes choses, pour être tranquille.
Or je pense que ça vaut le coup de prendre le temps d’essayer, et de prendre le risque du silence. Pour cela il faut d’abord pouvoir calmer la joyeuse – ou triste – bande de nos pensées, émotions, passions en tous genres, qui se baladent ébouriffées et à moitié habillées dans notre esprit. Il faut pouvoir faire de l’ordre et ranger ce beau monde en fonction des priorités, en neutralisant les trolls qui n’ont rien à faire chez nous, et en calmant les excités. Une fois un peu cadrés, ils pourront devenir intéressants.
Lorsque le calme peut se faire enfin dans notre esprit c’est là que survient le grand risque, le grand frisson : entendre au fond de soi, son cœur profond, son de désir de vie, ses rêves inavoués, cette petite voix, parfois imperceptible qui croit en nous et qui nous veut du bien. Cela semble une évidence mais ce n’est que dans le silence que la parole ou la Parole, celle de Dieu, peut se faire entendre. Madeleine Delbrel le résume très bien par ces mots : « Faire silence, c'est écouter Dieu. » Cela demande du temps, de la patience… et de l’écoute. A nous de trouver les moyens pour éclairer et faire grandir cette force d’amour ancrée au plus profond de notre être. Alors pourquoi mettre un couvercle de mp3 à la fois sur nos pensées mais aussi sur notre cœur, alors que cette voix souhaite notre bonheur ? Pourquoi être à ce point incapable de l’écouter ?
Je pense qu’il nous faut choisir le silence, plutôt que de le subir. Aussi, je rêve d’une journée mondiale du silence, où on se passerait de la futilité de nos paroles, et au cœur de laquelle le silence, et Dieu avec lui, pourrait se faire entendre.

Sylvie

PS : vous pouvez également écouter ce billet dans le Blog notes de Radio Notre-Dame

Avez-vous une face de Carême ?

J’aime beaucoup l’expression « face de Carême », qui évoque dans l’imagerie populaire un visage triste et maussade. « Tête d’enterrement » me paraît être son plus proche équivalent : c’est dire à quel point la personne à qui cela s’applique reflète la morosité et l’inapitude à la joie. 
Je rêve d’un jour où l’on associera « face de Carême » à l’allégresse et à la gaieté. Voici d'ailleurs ce que Jésus dit : 
« Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme ceux qui se donnent en spectacle : ils se composent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. (…) Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage… »
Il ne me semble pas être question de concours pour revêtir sa tête la plus sombre, bien au contraire, mais plutôt de profiter de ce temps béni pour revenir à Dieu. Cela me paraît plutôt réjouissant ! Quel dommage que le sens du Carême ait été ou soit autant incompris au point qu'au début du Carême, certains chrétiens ont tendance à se morfondre en redoutant ce temps de sacrifices et de régime forcé… C’est selon moi se tromper totalement sur le sens véritable du Carême. Je fus d'ailleurs la première pendant des années à me désoler de l’arrivée – récurrente –  de cette période de l’année, ne souhaitant qu’une seule chose : qu’elle passe, et le plus vite possible.
A chacun de nous de faire de son Carême un temps privilégié de retour à l’Essentiel. De mon côté, étant donné mon incapacité à me priver de chocolat (sous peine de déprime garantie, j’ai déjà testé) j’ai choisi de prier un peu plus – j’ai la chance d’avoir une chapelle deux étages en-dessous. Eventuellement un petit jeûne de bla-bla ne pourrait pas me faire de mal. Et vous, quelles sont résolutions du Carême ?

Sylvie

PS : avez-vous pensé à vivre votre Carême en ligne ? C’est la grande mode en ce moment dans la cathosphère. En tout cas les propositions foisonnent et c’est tant mieux, merci mon Dieu.

Tous saints ?

A l’approche du 1er novembre, fête de la Toussaint, célébration par excellence de la joie, il me semble opportun de parler un peu de la sainteté. Précision préalable, et regret exprimé (ça fait du bien) tout le monde aujourd’hui confond cette très belle fête avec la fête des défunts, célébrée le 2 novembre. La Toussaint est donc devenue le jour le plus triste  et le plus morne de l’année.
Or la Toussaint est la fête de tous les saints du Ciel et de la Terre, en gros, la big big teuf. Autant dire que la perception funèbre actuelle de la Toussaint est aussi éloignée de sa réalité que l’est un abricot de la planète Mars.
Mais que veut dire être saint ? On assimile souvent la sainteté à la perfection. Grosse erreur !! Cette quête d’être parfait (comme Dieu) semble inscrite en l’homme. Nous avons tous forgé en nous un être idéal, bien sous tout rapport, serviable, attentionné, gentil, aimable et souriant. Bref un rêve, quelqu’un qui n’existe pas.
Mais le jour où l’on se trompe, où l’on fait un pas de travers, alors là, grosse déception. Le juge intérieur – le pire de tous –  foudroie notre action et laisse la honte et la culpabilité nous envahir (« Pauvre nul(le) ! »). Or, pour un chrétien, c’est à ce moment-là, lorsqu’il accepte ses faiblesses, qu’il peut se laisser aimer par Dieu (le seul Parfait), qui vient combler son imperfection. C’est à mon avis cela la sainteté. Les grands saints n’ont pas été de grands parfaits ; certains avaient des sautes d’humeur terribles. Mais ils ont laissé l’Amour agir à travers eux et se sont acceptés tels qu’ils étaient, sans se rêver demi-dieux.
Se réjouir de sa faiblesse, se réjouir d’être homme tout simplement, n’est-ce pas cela la sainteté ? Faites le test, à chaque déconvenue sur vous-mêmes. On en reparle l’an prochain… à la Toussaint.

Sylvie

Dieu : la science s’interroge

Je suis tombée récemment sur cette émission "On n'est pas couché", curieuse sans doute de voir le visage étonnant des frères Bogdanov. Leur interview l'est tout autant. En effet, des scientifiques qui travaillent sur des données pointues et qui passent leur temps à chercher, à analyser et à comprendre, en sont venus à s'interroger… Le big-bang, la formation de la terre, la vie, ne peuvent être le fruit du seul hasard. Le constat est là : l'univers, de la marguerite à l'être humain est incroyablement bien organisé, régi par des lois, décrites par des équations… Pourquoi ? Qui en est à l'origine ? C'est ainsi qu'aujourd'hui certains scientifiques s'interrogent et se posent la question d'une puissance supérieure… 


Sylvie

Momo

 Il y a des personnes parfois qui arrivent dans votre vie pile poil quand il le faut. Pourquoi, je ne le sais, mais le morceau de bonhomme que j’ai rencontré cette semaine, Mohammed de son prénom, m’a été sans nul doute envoyé par Dieu. Il est arrivé au bon moment pour m’apporter soutien et réconfort, tel un ange au visage basané et au sourire contagieux.
Momo est Algérien, et donc musulman d’origine. Il a rencontré le Christ il y a environ dix-sept ans, alors qu’il était habité de pensées particulièrement morbides dont il n’arrivait pas à se débarrasser. Après avoir prié et prié, il a découvert Jésus à travers la Bible et s’est converti au christianisme. Il est maintenant protestant évangélique. Le but de sa vie est d’annoncer au monde le Dieu vivant, le Dieu amour, Jésus-Christ. « Ose demander, rien n’est impossible à Dieu, tu verras ! Dans la limite du raisonnable bien sûr, ne demande pas trois milliards d’euros ! ». C’est lui qui a raison, pourquoi se faire du souci, se prendre le choux sur ce que l’on va devenir, puisque Dieu nous aime et qu’Il désire que nous soyons heureux. Momo pourrait redonner le moral à la France entière : sa joie, sa Foi en Dieu sont d’une rare intensité. Il a le mérite d’être lui-même et de faire passer Dieu à travers ce qu’il est, sa générosité et son franc-parler qui parfois lui joue des tours. Avec lui, tout parait possible ; les épreuves sont à déposer au pied de
la croix. Dieu ne veut pas la souffrance, mais le bonheur pour chacun et plus particulièrement pour ceux qui aujourd’hui sont dans la peine et l’affliction. Mohammed espère pouvoir parler de Jésus au monde entier, et plus particulièrement aux Magrébins de France, pour leur faire connaître le Dieu des chrétiens.
A travers Momo je perçois à quel point Dieu est bon. Grâce à la prière et à la méditation de la Bible, Il est présent au cœur de notre vie et nous donne la paix profonde. Je souhaite à tous les lecteurs du Spirituel d’abord la chance d’avoir un jour un Momo sur leur route.

 Sylvie