Archives du mot-clé France

L’Arabie Saoudite, la France, toi et moi

Arabie Saoudite

L’Arabie Saoudite « a été élue Présidente du groupe qui nomme les experts du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies ». Au début en voyant cette information, j’ai cru comme beaucoup à une (mauvaise) blague mais non, il s’agit bien de la réalité. Vous allez me dire, ce n’est pas comme si l’Arabie Saoudite était l’un des pires pays en matière de droit de l’homme. Je me pose juste la question de savoir ce qui lui vaut une telle reconnaissance de son expertise dans le domaine…
Est-ce pour avoir décapité depuis le début de l’année une centaine de personnes en place publique ?
Ou en raison des flagellations de blogueurs ou d’opposants qui tentent d’exprimer une opinion à l’encontre du régime.
Ou est-ce pour son exemplarité en ce qui concerne le droit des femmes, qui doivent demander l’autorisation d’un tuteur masculin pour voyager, se marier, faire des études…
Ou alors, est-ce en raison de la restriction de la liberté religieuse ?
Peut-être est-ce l’accumulation de ces mérites qui lui vaut aujourd’hui l’honneur de nommer des experts auprès du Président du Conseil des droits de l’homme.

Là où je reste scotchée sur ma chaise, c’est du fait que cette longue liste ne pose absolument aucun problème à la France sur le plan éthique. Nous continuons d’être leurs alliés, de leur vendre des armes etc. Bien tranquillement. Ah oui, j’oubliais un point important, pardonnez-moi mais où avais-je la tête. Nous avons un intérêt là-dedans : l’argent ! Les droits de l’homme ne nous intéressent finalement pas tant que ça, tout dépend du portefeuille de l’interlocuteur et des enjeux financiers qu’il y a derrière. Donc voilà à nouveau la France dans toute l’étendue de son paradoxe.

Il est vrai que cette décision de l’ONU peut nous faire dresser les cheveux sur la tête, mais elle peut aussi nous renvoyer à nous-mêmes. Est-ce que nous ne sommes pas parfois dans le paradoxe ? Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais. Est-ce que nous n’avons pas tendance à travestir un peu la vérité, histoire d’être tranquille ou d’arriver à nos fins.

Donc finalement, s’il faut trouver un aspect positif à cette décision – il faut bien, sinon c’est à désespérer – c’est qu’elle peut nous permettre de nous remettre en question, et nous inviter à corriger nos propres contradictions. Aïe ! J’en entends certains à qui cela fait déjà mal. Rassurez-vous, nous ne sommes pas seuls dans ce combat. Il est possible de faire appel à Dieu. Lui seul peut éclairer nos consciences, rendre droit nos chemins courbes, cohérente notre vie. Je suis sûre que l’unité intérieure est possible, et si nous la vivons, alors nous pourrons faire de grandes choses, pour le respect des droits de l’homme.

France Algérie : des mots pour des maux

Nous avons commémoré la semaine dernière l’entrée dans la guerre d’Algérie, en 1954 il y a 60 ans, un anniversaire presque passé inaperçu. Qui aujourd'hui en France s'intéresse réellement à l'Algérie ? Qui, hormis les pied-noirs et leurs descendants, hormis ceux qui ont combattu, hormis les harkis et les Français qui en sont originaires qui se soucie de ce pays ?

Avec une grand-mère pied-noir, j'ai comme reçu en héritage, inconsciemment(?), à la fois une attirance, un attachement, oserais-je dire un amour pour ce pays de douceur et de miel, et une déchirure, celle du rapatriement. Cet amour a véritablement éclos et trouvé son sens en 1996 lors de la mort des moines de Tibhirine restés, après l'Indépendance, par amour de l'Algérie et du peuple algérien. J'ai été particulièrement bouleversée par cet événement et j'ai alors compris cette présence comme le symbole d'une possible cohabitation entre chrétiens et musulmans, d'égal à égal. Leur mort violente n'a rendu que plus fort le message de paix qu'ils ont incarné et qu'ils ont malgré tout semé.

L’Histoire entre nos deux pays semble comme une plaie béante, sur laquelle personne n'ose se pencher. Personne ou presque. Deux femmes, Karima Berger et Christine Ray, nées de part et d'autre de la Méditerranée, ont commencé un travail méticuleux et chirurgical. Dans ce livre Toi, ma soeur étrangère, elles mettent un baume réparateur, par leurs mots, elles pansent les blessures mutuelles. N'évitant aucun sujet tabou, elles retissent par leurs échanges sans langue de bois, la toile déchirée. Elles reprennent le fil, défont les noeuds. Elles se comprennent, se reprennent, convoquent les grandes figures du passé, retracent les drames, les vols, la méfiance, l'ignorance, la violence, le mépris… Elles réparent. Leurs paroles apaisent. A les lire, j'ai eu cette impression terrible que les deux peuples étaient passés l'un à côté de l'autre, sans se comprendre, sans se découvrir.

Mais est-il trop tard pour que le passé s’apaise ? Les deux écrivains nous prouvent que non, que le chemin vers la connaissance de l'autre est possible. Une reconnaissance qui passe par un partage culturel, philosophique et spirituel. Et s'intéresser à l'autre, n'est-ce pas s'intéresser à soi ? Connaître l'histoire de l'Algérie, c'est aussi comprendre la France d'aujourd'hui, et nos concitoyens musulmans. Je pense que nous avons un immense travail de réconciliation à faire, avec ce pays, qui est un peu comme notre jumeau de l’autre côté de la Méditerranée. Il faut le mener à bien pour les jeunes d’origine maghrébine qui vivent en France et qui sont perdus entre deux cultures. Des pardons mutuels sont à donner. Et pour cela les écrits des frères de Thibirine peuvent nous aider, pour voir au-delà de la souffrance. Et si l’histoire est parcourue de drames, il est bon aussi de se souvenir qu’il y a eu de belles histoires d’amitié avant l’indépendance, et qu’il est vital de ne pas l’oublier, pour construire l’avenir.

Algérie- France, France- Algérie : comme le dit Karima Berger : "Notre destin est commun". Car aimer la France, c’est aimer l’Algérie et vice versa.

Sylvie

Territoires déformés

La même chose versio audio sur Radio Notre Dame

Première chose par rapport à cette réforme, quelle en est la raison ? A priori simplifier l'appareil administratif de la France et limiter la dépense publique. OK. Mais elle a surtout pour objectif de constituer des régions fortes, compétitives en Europe. Donc la raison d'une telle réforme est essentiellement économique, l'humain n'y a aucune place. Je trouve particulièrement paradoxal que cette annonce du Président se fasse quelques semaines après les Européennes, où une méfiance vis-à-vis de l'Europe a été exprimée. Beaucoup ne veulent pas d'une Europe uniquement fondée sur l'économie. Si l'on veut construire l'Europe, il faut arrêter de la réduire à un marché économique et enfin bâtir un projet avec les hommes qui la composent. Les hommes, cela signifie une culture, des racines, une histoire, un projet de société.

Plus qu'un problème de timing

Donc au moment où l'on sent le projet européen flageoler sur ses deux pieds – si tant est qu'il en est – eh bien l'on trouve le moyen d'en rajouter une couche. On entend à longueur de journée qu'il n'y a plus de repère, plus de valeurs, que la famille va mal, qu'il n'y a plus de respect des religions, plus rien qui puisse nous structurer un peu… La seule chose qui peut nous rester, c'est notre identité territoriale. La terre d'où l'on vient ou sur laquelle on a grandi. Je peux vous dire que lorsque l'on soutient l'USAP, le club de rugby de Perpignan, on ne soutient pas celui de Montpellier pourtant dans la même région. Eh bien, ce dernier repère, cette dernière petite accroche, le Président décide de nous l'enlever. On a bien vu avec les plaques d'immatriculation, le tôle que cela a soulevé pour garder son numéro de département ! Avec les super régions, et à terme sans doute la disparition des départements, des territoires dont l'histoire, la culture, la gastronomie, le patrimoine, les paysages n'ont rien avoir vont se retrouver dans un destin commun. Je prends par exemple le cas du Bourbonnais, (là d'où je viens) qui administrativement se trouve en Auvergne – mais qui a peu de point commun avec le pays des volcans – qui va se retrouver totalement pommé en Rhone-Alpes et dépendre de Lyon. On imagine bien que les périphéries de ces super régions vont être les laissées pour compte de cette réforme, qui à nouveau va abandonner les plus petits sur le bord du chemin.

Quelle solution ?

Je crois que le Président se trompe totalement de stratégie en voulant faire cette réforme. Il me semble que c'est en renforçant le local que notre pays pourra s'en sortir. En mettant l'homme et la culture au centre. Et quand on est fier de ses racines, on peut ensuite s'ouvrir aux autres et faire partager sa culture et sa richesse à ses voisins, y compris Européens. Lorsque on aime son territoire, on a envie d'y rester et pourquoi pas d'y créer son entreprise, d'être innovant, de relancer de l'artisanat, de faire du bio…
On ne peut pas construire la France, construire l'Europe sans les hommes et uniquement sur l'argent. Sans les consulter sur leur avenir sans leur demander leur avis. Donc il y urgence d'un référendum, pour que l'appareil administratif et économique reste au service des Français, et non le contraire.

Sylvie

Photo : Twitter @SabEnBzh

A nos soldats d’Afghanistan

 Ce 14 juillet 2011 défileront sur les Champs Elysées, nos soldats revenus d’Afghanistan. C’est à eux qu’est dédié cet article, à tous ceux qui en sont revenus les pieds devant (64 à ce jour), à tous ceux qui en sont revenus blessés dans leur chair, ainsi qu’à tous ceux dont le traumatisme de ces opérations extérieures laissera des séquelles psychologiques que nul ne pourra quantifier. Qui y a-t-il de pire que de donner sa vie  sans raison ? Car aujourd’hui, même si on nous annonce un prochain retrait des troupes, je n’arrive toujours pas à saisir le motif de notre présence dans ce bourbier. Il y a d'autres endroits plus adaptés pour prendre des bains de boue et raffermir sa peau. Lire quelques récits de soldats revenant du front donne froid dans le dos : missions risquées, conditions extrêmement rudes, embuscades… Nos soldats sont payés pour se battre certes, et servir la France, mais pas pour mourir pour une cause que personne n’est capable d’expliquer.

Je rêve donc que les journaux télévisés nous fassent tous les soirs le décompte des morts et des blessés de l’Afghanistan. On l’a bien fait pour les deux otages de France Télévisions, je ne vois pas pourquoi on ne dirait pas tous les jours à tous ceux qui sont là-bas : ON NE VOUS OUBLIE PAS, vous êtes de véritables héros.

Sylvie

Paradoxe français

 Des années… Deux siècles que la France lutte. Qu’elle lutte pour rayer son passé chrétien de son Histoire ou en faire une période d’obscurantisme et de massacres à la chaîne. Deux siècles pour essayer de faire des églises des musées ou des salles de concert. Deux siècles pour faire en sorte qu’aujourd’hui un enfant et encore moins un adulte ne soient capables de reconnaître une Annonciation ni même une Visitation. Un tableau du Pérugin sur un thème biblique nous laisse aussi pantois qu’une scène mythologique (c’est qui au fait Prométhée ?) La lutte semblait avoir atteint son paroxysme lorsque la France avait demandé que l’on enlève la mention concernant les racines chrétiennes dans la Constitution européenne, ce qui avait été fait. Deux siècles de lutte pour une laïcité athée, où se dire chrétien était faire preuve de déficience mentale ou de trouble du raisonnement.
Deux siècles de lutte pour arriver à ce que cette année, l’agenda distribué par la Commission Européenne à 3 millions de jeunes mentionne toutes les fêtes musulmanes, hindoues, sikhs, juives en omettant bizarrement celles du calendrier chrétien. En toute logique la France devrait s’en réjouir et s’en féliciter ! Un combat d’une telle efficacité, c’est un travail de maître, c’est la reconnaissance, ENFIN, que l’Europe n’a rien à voir avec le christianisme.
Eh bien non. La réaction de la France cette semaine par la bouche de Laurent Wauquiez est surprenante, inédite… voire… historique. Je la mettrai sur le même plan que le discours du Latran. Non, la France a souhaité poussé un « cri de colère », choquée par cet « oubli » des fêtes chrétiennes. S’agit-il d’une réaction isolée d’un contexte encore anticlérical ? Ou alors assiste-t-on à une acceptation sereine de notre Histoire chrétienne ? L’avenir nous le dira. En tout cas, on ne peut pas s’étonner que notre pays aille mal en vivant une pareille schizophrénie.

Sylvie 

En savoir plus : Voir le site de La Croix

On échange ?

Imaginons cette conversation entre un gamin d’origine franco-française et un autre d’origine maghrébine dans une cour de récréation. Posons-nous ensuite la question de savoir si effectivement il y a quelque chose qui cloche en France.

– Qu’est-ce que tu peux m’échanger ?
– Des billes ?
– Non c’est nul !
– Des autocollants ?
– Non j’en ai plein
– … ch’sais pas moi, si on s’échangeait nos cultures ?
– ok ça marche !
– Moi je te propose un plat avec du poulet bien mijoté, des merguez faites par maman, des pois chiches, des tas de légumes et de la sauce harissa !
– Ben moi… je te propose un Happy Meal chez Mac Do avec des potatoes, et du ketchup bien sûr !
– Moi je te propose un livre formidable, où on parle d’amour et de paix, ça s’appelle le Coran !
– Ben moi… je te propose la télé, ça parle d’amour, enfin de sexe, et parfois c’est un peu violent…
– Moi je te propose de prier, cinq fois par jour de te tourner vers Dieu.
– Ben moi je te propose toute la journée, d’envoyer des SMS et d’aller sur Facebook, autant de fois que tu veux !
– Moi je te propose d’appliquer la charia, de faire l’aumône aux pauvres et de soutenir ceux qui sont dans le besoin.
– Ben moi je te propose de ne penser qu’à toi, d’écraser les autres et de t’en mettre plein les poches…
– Moi je te propose un grand voyage, un pèlerinage en Arabie, où l'on rencontre plein de gens et où l'on vit quelque chose d'extraordinaire entre musulmans !
– Moi je te propose un séjour au Club Med, en Tunisie, où on se rencontre entre Français qui s'ennuient.
– Finalement, je crois que je ne vais pas échanger, je préfère ma culture musulmane…
– Ah bon, pourquoi ?
– Eh bien réfléchis un peu, et cherche si tu n’as pas quelque chose de mieux à me proposer.

Sylvie 

Je ne veux pas travailler

Tradition française oblige, de nombreux concitoyens feront grève ce mardi. Car il est en effet devenu normal en France de manifester et de bloquer tous les transports pour faire valoir son doit… cette fois à ne pas travailler. Car si j'ai bien compris, la réforme des retraites impliquerait que la durée du travail soit prolongée de deux ans, compte-tenu de l'augmentation de l'espérance de vie et de la variation de différents paramètres qui m'échappent. La simple idée de travailler plus longtemps semble plonger le pays dans une angoisse et un accablement, proches de la dépression généralisée.
Pourquoi le travail est-il autant synonyme de peine et de souffrance ? L'homme est-il condamné à suer et trimer toute sa vie ? Je me pose la question du regard que nous avons sur notre travail et si le problème fondamental ne viendrait pas de là. Si je suis condamné à travailler, pourquoi ne pas l'accepter et faire de cet enfer sur terre un petit coin de paradis ? Ne dit-on pas que les mineurs – et Dieu sait si leur travail était pénible – vivaient une solidarité et une ambiance qu'ils regrettaient amèrement une fois les puits fermés ? Ne devrait-on pas changer en France la façon de manager, en valorisant les personnes et en leur permettant d'exploiter leurs talents, même à des postes précaires ? Je suis persuadée que tout dépend de notre façon d'aborder le travail. On peut très bien y trainer les pieds et faire la "gueule" toute la journée. Ou bien décider de sourire et s'intéresser à ses collègues, à ses patients, à ses clients, ou à ses fournisseurs quelle que soit notre profession et notre qualification. Bref de remettre de l'humain et pourquoi pas de la bonté ?
Je suis sûre qu'il y a du positif à tirer de notre travail et qu'une seule personne peut faire changer l'atmosphère d'une entreprise  (à condition que les autres fassent preuve d'un minimum de bonne volonté) . La vie nous paraîtrait peut-être moins rude et le travail moins infernal.

Sylvie

Psychothérapie pour la France

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Notre société va mal. Quand ce ne sont pas des émeutes en banlieue, ce sont des profs agressés par un élève, des enfants de 13 ans impliqués dans des tournantes, ou des mères qui congèlent leur bébé… La déclinologie fait rage : on entend que les valeurs se perdent et que notre société manque de repères. Comment une société peut-elle aller bien si elle ne sait pas d’où elle vient ni où elle va ?
Comparons la France à un être humain. Il est avéré que reconnaître que l’on va mal, c’est être à moitié guéri. Reste alors à l’être entièrement. Mais pour cela il faut prendre les moyens, par exemple en passant sur le divan. « Chère France, parlez-moi un peu de votre enfance… » Silence. Je sens poindre le problème : « Auriez-vous quelque chose à régler avec votre passé… votre passé judéo-chrétien par exemple ? » Appuyons là où cela fait mal, et posons le diagnostic suivant : notre société ne va pas bien car elle demeure fâchée avec une partie de son Histoire. Pourquoi ? Parce que ce passé est douloureux. Et que se passe-t-il dans ces cas-là ? Un mécanisme d’oubli des traumatismes antérieurs se forge, qui permet de vivre ou de survivre, jusqu’au moment où « ça pète », sous une forme ou sous une autre. 
Un passé judéo-chrétien ? Pardon, j’ai l’impression de choquer en m’exprimant ainsi… de parjurer la sacro-sainte laïcité. Que la Raison me pardonne. Le propos n’est pas d’être croyant ou non : je parle ici de culture. Alors pourquoi cela choque-t-il tant ? C’est là que le travail de réconciliation commence. 
L’ère chrétienne, pour nous Français, est synonyme d’obscurantisme, de soumission, de malheur : les croisades, l’Inquisition, les guerres de religions etc. Je reconnais que l’on a, en France et ailleurs, tué et massacré au nom de la religion. Comme tous ceux qui partagent ma foi, je le déplore vivement. Cependant je m’interroge : pourquoi tous ces faits historiques occultent-ils le bien qui a été réalisé par l’Eglise ? Manque de curiosité ? Paresse intellectuelle ?… Négationnisme ? Je vais loin. Comment peut-on passer sous silence ce que les monastères ont apporté de stabilité et de paix à l’Europe du Moyen-Age ? Comment peut-on oublier que l’instruction et l’éducation ont été développées en premier lieu par les clercs ? Comment nier que les premiers hospices, ancêtres de nos hôpitaux furent à l’origine créés par des chrétiens, fidèles au message du Christ ?
Actuellement, l’Histoire que l’on enseigne à l’école est fondée sur un événement : la Révolution. On l’étudie en CM2, en 4e et on nous en recolle une couche au lycée, pour être sûrs que l’on n’ait pas oublié les mois révolutionnaires, d’ici que cela nous serve dans une partie de Trivial Poursuit. Si le peuple français est si fâché avec l’Eglise, c’est à mon avis parce qu’il est profondément chrétien, qu’il le veuille ou non. Et pour preuve aujourd’hui sa générosité, ses valeurs de solidarité et de partage, que l’on retrouve chez peu de nations. Il a compris que ses ancêtres ont commis de graves erreurs, et a du mal à leur pardonner.
Je suis sûre qu’une guérison est possible pour la France et que tout doucement elle s’acceptera avec ses blessures, mais aussi avec ses dons et ses qualités nombreuses. Parce qu'autrement, c'est le mur et le crash assurés. En tout cas c'est bien parti pour.

Sylvie