Archives du mot-clé spirituel

Arme de poing

Dans un précédent article, je parlais de désarmement intérieur et de prise de nos cœurs embastillés : c’était oublier un article que j’avais sous le coude, qui présente une arme de poing que j’utilise depuis peu mais qui a prouvé son efficacité dans le combat spirituel : le chapelet.
L'avez-vous déjà essayé ? Cet accessoire souvent associé à nos grands-mères semble revenir en force autour des cous de jeunes branchouilles : il serait peut-être temps de s’en servir autrement qu’en bijou.
Réciter cinquante Je vous salue Marie à la suite peut paraître fastidieux, archaïque, débilisant voire inutile. C’est cependant une tradition ancestrale, à ma connaissance issue des mantras indiens, qui a été tout simplement reprise par les catholiques et également par les musulmans. Preuve que la méthode est éprouvée, on la copie et on l’adapte depuis des millénaires. Car le fait de répéter une même prière permet à votre âme de s’imprégner de Dieu et de se mettre en connexion avec Lui. Si l’esprit peut divaguer, les mots restent sacrés et produisent leur effet positif. Détrompez-vous, vous ne vous transformerez pas instantanément en sorcière bien-aimée et le monde ne se changera pas automatiquement en Village dans les nuages en récitant une dizaine (il ne vaut mieux peut-être pas d'ailleurs). Non, l'effet secondaire du chapelet est plus subtile et peut se manifester plusieurs heures, voire plusieurs jours après la médication méditation. Au moment où ne vous y attendez pas, vous allez agréablement vous surprendre… Face à une situation qui aurait pu vous faire perdre votre sang froid et vos cheveux, la part de Hulk qui est en vous réagira calmement et paisiblement. La colère passera et vous trouverez les mots. Place à la confiance, à l'amour et au calme. Il y aurait comme ça tout un rosaire d’exemples… Qu'elle est alors douce la victoire donnée par Dieu par l'intercession de la Sainte Vierge. Sur le champ de bataille seuls meurent l'angoisse, les doutes et la haine. 
Alors qu’en pensez-vous ? Le chapelet, l’essayer c’est l’adopter.

Sylvie

A nos soldats d’Afghanistan

 Ce 14 juillet 2011 défileront sur les Champs Elysées, nos soldats revenus d’Afghanistan. C’est à eux qu’est dédié cet article, à tous ceux qui en sont revenus les pieds devant (64 à ce jour), à tous ceux qui en sont revenus blessés dans leur chair, ainsi qu’à tous ceux dont le traumatisme de ces opérations extérieures laissera des séquelles psychologiques que nul ne pourra quantifier. Qui y a-t-il de pire que de donner sa vie  sans raison ? Car aujourd’hui, même si on nous annonce un prochain retrait des troupes, je n’arrive toujours pas à saisir le motif de notre présence dans ce bourbier. Il y a d'autres endroits plus adaptés pour prendre des bains de boue et raffermir sa peau. Lire quelques récits de soldats revenant du front donne froid dans le dos : missions risquées, conditions extrêmement rudes, embuscades… Nos soldats sont payés pour se battre certes, et servir la France, mais pas pour mourir pour une cause que personne n’est capable d’expliquer.

Je rêve donc que les journaux télévisés nous fassent tous les soirs le décompte des morts et des blessés de l’Afghanistan. On l’a bien fait pour les deux otages de France Télévisions, je ne vois pas pourquoi on ne dirait pas tous les jours à tous ceux qui sont là-bas : ON NE VOUS OUBLIE PAS, vous êtes de véritables héros.

Sylvie

« Finis tes petits pois ! »

« Finis tes petits pois, il y a des enfants en Afrique qui meurent de faim ». Qui n’a jamais entendu cette phrase dans son enfance… et qui n’a jamais pensé intérieurement que dans ces cas-là il suffisait de faire un colis pour leur envoyer le reste de votre assiette ? Quel paradoxe que ce monde : la moitié de la planète s’empiffre à coup de hamburgers et de coca et souffre d’obésité et de cholestérol pendant que le reste du monde a l’estomac dans les talons.
Le plus grave, et le plus tragique à la fois, réside bien dans le fait qu’aujourd’hui, si on le voulait, tout le monde pourrait manger à sa faim – et pas que des petits pois. Comment peut-on accepter qu’en Occident, on jette le moindre yaourt périmé, on javellise les tranches de jambon à la date dépassée et l’on déverse sur nos autoroutes des tonnes de tomates ou de pêches quand ce ne sont pas des hectolitres de lait. Je m’interroge parfois en voyant nos rayons de supermarchés, si abondants de produits packagés sous toutes leurs formes.
A l’heure de la mondialisation, au moment où tout est possible en terme de libre-échange et de circulation, pourquoi un tel déséquilibre ? A qui profite le crime ? Quel risque prendrait l’Occident à se préoccuper de la faim dans le monde et à partager son gâteau ? Avec tout ça vous allez me dire, on est bien avancé. Je crois beaucoup aux petits ruisseaux qui font les grandes rivières. A chacun de gérer en conscience son rapport à la nourriture. Et pourquoi ne pas s’engager dans une association ou – osons le mot – en politique ?

Sylvie

Révolution de l’Amour

Après Luc Ferry dans l’un de ses livres, au tour maintenant de Lady Gaga d’appeler de ses vœux la Révolution de l’Amour, qui plus est à Rome, au nez et à la barbe du Pape. J’ai envie de dire copyright les amis ! Car s'il y en un qui a prêché pour la Révolution de l’Amour, c’est bien Jean-Paul II, et on peut le dire aussi, Jésus lui-même quelque part… Peu de chance d’ailleurs que Lady Gaga englobe la même chose sous le même terme… no comment.
Si la Révolution de l’Amour est ainsi récupérée, c’est peut-être parce que les chrétiens ont du mal à la mettre en œuvre. Sans pour autant être des Bisounours, la plupart d’entre nous rêvons de paix et de justice… Alors pourquoi n’y arrivons-nous pas, bien que nos désirs soient sincères ? Là où nous nous trompons il me semble, c’est en pensant que le combat a lieu à l’extérieur. La Révolution de l’Amour je pense est plus subtile. Elle n’est pas bling-bling, mais discrète et efficace, douce et patiente, intelligente et fine : c’est une révolution des cœurs. Une révolution totalement intérieure sans tambours ni feu d’artifices, sans coups de poing américains et sans guillotine. Or cela prend du temps et ce n’est pas évident de changer intérieurement. On fait bien appel bien à un architecte d’intérieur pour refaire la déco de son salon, pourquoi ne pense-t-on jamais à rafraîchir son chez-soi spirituel ? S'il y a bien combat, ce n’est qu’en nous-mêmes. Alors comment faire ? Et si la solution était de rendre les armes, et d’arrêter de se battre contre nous-mêmes ou plutôt contre ce que Dieu a semé en nous ? Vous savez cette petite flamme qui nous encourage à prendre la défense d’un collègue mais que l’on éteint par peur de déplaire. Ou encore cet élan d’amour qui nous pousse à poser un geste d’amitié mais que l’on réfrène par peur du ridicule ou du regard des autres. Il y  mille exemples quotidiens où nous taisons en nous la voix de l’Amour, celle de l’Esprit de Dieu, qui nous pousse à agir, mais contre qui nous luttons, par peur. Et là bizarrement nous sommes souvent très forts dans ce combat.
Alors, en sortant de la fête de la Pentecôte, qu’attendons-nous pour libérer nos cœurs embastillés par nos résistances ? Il faut que Lady Gaga nous nargue de Rome en chantant qu’elle aime Judas ? A mon avis, il y urgence, et  il est grand temps de faire notre 14 juillet intérieur.
 
Sylvie

 

 

 

Béatification : j’y étais !

  

 Tellement de choses à vous dire sur ce we aussi exceptionnel qu’incroyable, un moment d’une rare intensité et d’une grande émotion qui donne du souffle et de l’énergie pour repartir dans la vraie vie.

 J’aurais pu vous parler du voyage dans le train spécial, qui a duré 24h ( !), des jeunes qui rient, jouent aux cartes, chantent, prient au milieu du couloir, de ceux qui font connaissance, de ceux qui se retrouvent mais ne savent plus où ils se sont vus, des conversations sur Jean-Paul II (« Ah oui, Longchamps c’était la folie », « et à Tor Vergata, qu’est-ce qu’on a eu froid ! », « Vous étiez au Parc des Princes, ah la chance ! »
 J’aurais pu vous parler du lever à 4h du mat’ pour se retrouver dans la Via della Conciliazone, au milieu d’un flot humain, qui vous fait comprendre ce que c’est qu’être une goutte d’eau dans une vague déferlante… Bref, un bain de foule, qu’on préfère ne pas prendre trop souvent. J’aurais pu vous raconter ces heures d’attente coincée entre des sœurs polonaises motivées et des piliers…   
J’aurais également pu vous parler de la place St Pierre sur laquelle nous avons fini par arriver à 7h, et de la lutte pour conserver sa place qui se réduisait au fur et à mesure des heures. J’aurais pu vous parler des Italiens qui s’assoient presque sur vous, et du service d’ordre qui n’arrive plus à gérer l’arrivée des pèlerins.
J'aurais pu vous raconter tous ces détails matériels, mais je préfère vous parler ce que j’ai découvert pendant ce we, et de ce qui m’a le plus touchée.
Je retiens tout d’abord que l’Eglise met en avant de manière privigégiée la prière du chapelet. J’aurais pu déjà m’en apercevoir à Lourdes en 2004, mais j’étais sans doute trop préoccupée par essayer d’échanger un regard avec Jean-Paul II. La veillée de prière du samedi s’est donc terminée par la méditation du chapelet, signe que cette prière si simple est à (re)découvrir, comme un cadeau donné aux chrétiens.
Ma deuxième découverte, concerne l’importance de la miséricorde divine. En effet, Jean-Paul II en l’instituant et en rendant l’âme la veille de cette fête, a voulu donner au monde ce message d’un Dieu infiniment miséricordieux. Expérience très concrète pour moi, alors que j’avais un sac très lourd, et qu’au départ je ne savais pas comment je m’en sortirais, Il a mis sur ma route un groupe de scouts, qui avaient un hébergement sur la Via della Conciliazone, où nous avons pu déposer nos sacs. Sans cela, je n’aurais jamais pu accéder place St Pierre et je ne vous raconterai pas tout ça en ce moment. C'est peut-être idiot à dire, mais Dieu a eu pitié de moi et de mon sac.

Enfin dernier point, moi qui pensais revivre l’ambiance Jean-Paul II, les « Viva il Papa ! » Les « John Paul II we love you ! » et les « Giovanni Paolo », scandés par la foule, eh bien, je n’ai pas été servie. L’atmosphère Jean-Paul II n’est plus. Place au recueillement, et à la prière. Après l’enthousiasme et la folie suscitée par le pape bien-aimé, l’heure est venue de se plonger dans son message, d’en vivre, et de le REPANDRE dans le monde, qui meurt de ne pas l’entendre.

Bienheureux Jean-Paul II : un ENORME MERCI pour ce que vous nous avez donné de vivre, pour ces JMJ merveilleuses qui ont changé ma vie, pour votre amour immense pour les hommes. Puissions-nous, comme vous, NE PAS AVOIR PEUR d’annoncer le Christ au monde.

 

Sylvie

PS : pour en savoir plus sur la théologie du corps de Jean-Paul II : Incarnare
 

Qui a envie d’être aimé ?

Tout le monde a priori. Qui a envie d’être aimé ?, c’est le titre du nouveau film qui parle de quête intérieure, bref, un film à fond LSD que j'ai eu la chance de voir en avant-première. Avec Des hommes et des dieux, le spirituel a décidément le vent en poupe !
Il y différentes manières d’aborder ce film, qui dépeint finalement assez bien ce que peut être aujourd’hui notre quotidien. Chacun pourra donc y trouver son compte en fonction de l’endroit où il se trouve. On pourra y piocher une réflexion sur la relation au père, sur la place du travail, sur le rapport à l’autorité, sur les blessures d’enfance et comment on les soigne, sur le rapport aux autres tout simplement. On pourra aussi s’interroger sur le chemin intérieur que fait Antoine tout au long du récit. Comment un homme d’affaires peut-il comme cela se passionner de spiritualité, qui plus est chrétienne ? Ce film va-t-il surprendre, émouvoir, intriguer, passionner le public français ? J’ai hâte de savoir.
Grande prouesse de ce film : il laisse le spectateur libre et ne lui impose rien, si ce n’est l’envie de se plonger dans le livre autobiographique dont il est tiré « Catholique anonyme ». Eprouvant parfois par le silence, ce film croque notre société avec réalisme : de la vacuité d’une vie bien remplie au besoin de voir un psy en passant par le Pardon… Quand tendresse, finesse et justesse s’entremêlent, les mots deviennent vains pour décrire ce qui transcende ce film. A voir.

Sylvie

Prince charmant

Il est grand, beau, musclé, riche intelligent, robuste et délicat à la fois, il n’est pas vulgaire, bref, c’est l’homme idéal… Seul inconvénient, il n’existe pas, si ce n’est dans l’imaginaire des femmes. S’il n’est qu’un personnage de conte de fées, comment se fait-il qu’il fasse autant de mal ? Je pense bien évidemment à toutes les princesses qui sont tombées de leur tour dorée et se sont scroutchées lamentablement dans les douves en réalisant que depuis leur plus tendre enfance, on leur avait menti.
Aussi je me demande qui est derrière ce mensonge machiavélique? Ce complot organisé est-il nécessairement préalable à toute rencontre entre un homme et une femme ? A-t-il toujours existé ? Est-il un pur produit de l’Occident ? Ou alors, vous permet-il d’aimer et de découvrir les hommes tels qu’ils sont vraiment sans les rêver ? Personnellement je ne vois pas l’intérêt de colporter de telles fables, si ce n’est – et c’est peut-être le seul but ? – pour endormir les enfants. Malheureusement il paraît que l’inverse est vrai – eh oui les princesses charmantes n’existent pas non plus – âmes sensibles s’abstenir.
Que faut-il faire ? Peut-être tout simplement laisser la fée clochette et autres élixirs d’amour là où ils doivent être, à savoir au fond d’un placard, et accepter la réalité… et si jamais c’était mieux que dans nos rêves ? Allez savoir…

Sylvie

Attendre

Dans un monde où l'on doit obtenir tout tout de suite, je trouve que l’attente de Noël a du bon. Les cadeaux auraient-ils la même saveur si on les ouvrait courant décembre ? Il me semble qu’ils ont bien plus de goût parce que les enfants les ont attendus et désirés. N’est-ce pas finalement profitable de laisser les choses mûrir pour qu’elles soient meilleures ? Et c’est pourtant une grande impatiente devant l’Eternel qui vous parle. Si la frénésie des cadeaux nous prend, la fièvre commerciale de Noël nous contamine, elle nous communique néanmoins cette joie de d'offrir et de recevoir nos présents le jour J et non pas avant. Si l’Eglise a prévu ce temps de l’Avent, c’est bien parce qu’elle sait que l’attente suscite le désir, et le désir, c’est la vie. Cette comparaison peut d'ailleurs s’appliquer à la vie amoureuse. Attendre des nouvelles, attendre de se donner l’un à l’autre… Que se passerait-il si bébé arrivait du jour au lendemain, plutôt qu’après neuf mois d’attente ? Certains couples qui avaient fait une demande d’adoption ont été particulièrement perturbés lorsqu’on leur a annoncé qu’ils allaient avoir leur bébé dans la semaine…
Alors si l’attente est une bonne chose, pourquoi était-elle parfois aussi difficile ?? Peut-être parce que nous ne sommes peut-être pas prêts à VIVRE ??

Sylvie

Y a pas d’âge

La question de l’âge et de la vieillesse qu’on le veuille ou non, est un sujet sur lequel notre monde a tranché pour nous. En effet, nous sommes confrontés quotidiennement au culte de la jeunesse éternelle : pour rester dans le coup, être moderne et digne d’être aimé, la société a décidé qu’il fallait être jeune.
Question : est-ce une bonne chose ? Est-il bon de courir toute sa vie après une jeunesse perdue, à regretter des 20 ans bien éloignés ? Quitte à faire de la course, autant qu’elle soit utile pour le cœur ou pour l’Association caritative du coin. J’ai l’impression que l’on se trompe de combat. Pourquoi s’évertuer à rester jeune alors que l’âge apporte tant de bonnes choses ? Encore un truc qui m'énerve.
Certes la diminution des capacités physiques constitue une épreuve dans la vie de tout être humain – ça fait longtemps que je n’ai pas essayé de faire la roue – mais je pense qu’il est bon de ne pas confondre jeunesse de corps et jeunesse d'esprit. J’ai deux proches amis de 80 ans qui me prouvent à chaque rencontre que l’âge n’est pas seulement une question de double menton et d’arthrose. L’âge de ces personnes n’est pas définissable. C’est la somme d’une expérience de vie qui leur fait regarder la société, les autres, et eux-mêmes avec lucidité, humour parfois et sagesse. Et ces deux amis ont conservé l’enthousiasme de la jeunesse, l’envie de faire avancer les choses à leur niveau, de réfléchir sur le monde et la société. Alors pourquoi prétendre qu’en dehors de la jeunesse point de salut ? Au contraire ! Si vieillir était non pas une catastrophe (à laquelle personne n’échappe d’ailleurs) mais une chance ? Connaître ses limites, celles des autres, mûrir n’est-il pas le meilleur moyen de s’ajuster au monde pour qu’il bouge ?
Résultat des courses, si je puis dire, réjouissons-nous de prendre de l’âge, d’être moins bêtes et ignorants qu’hier… Autant « combattre » pour une bonne cause (Jésus par exemple ?), plutôt que de lutter contre la nature, de toute façon, c’est elle qui aura le dernier mot 😉

Sylvie

 

Tous saints ?

A l’approche du 1er novembre, fête de la Toussaint, célébration par excellence de la joie, il me semble opportun de parler un peu de la sainteté. Précision préalable, et regret exprimé (ça fait du bien) tout le monde aujourd’hui confond cette très belle fête avec la fête des défunts, célébrée le 2 novembre. La Toussaint est donc devenue le jour le plus triste  et le plus morne de l’année.
Or la Toussaint est la fête de tous les saints du Ciel et de la Terre, en gros, la big big teuf. Autant dire que la perception funèbre actuelle de la Toussaint est aussi éloignée de sa réalité que l’est un abricot de la planète Mars.
Mais que veut dire être saint ? On assimile souvent la sainteté à la perfection. Grosse erreur !! Cette quête d’être parfait (comme Dieu) semble inscrite en l’homme. Nous avons tous forgé en nous un être idéal, bien sous tout rapport, serviable, attentionné, gentil, aimable et souriant. Bref un rêve, quelqu’un qui n’existe pas.
Mais le jour où l’on se trompe, où l’on fait un pas de travers, alors là, grosse déception. Le juge intérieur – le pire de tous –  foudroie notre action et laisse la honte et la culpabilité nous envahir (« Pauvre nul(le) ! »). Or, pour un chrétien, c’est à ce moment-là, lorsqu’il accepte ses faiblesses, qu’il peut se laisser aimer par Dieu (le seul Parfait), qui vient combler son imperfection. C’est à mon avis cela la sainteté. Les grands saints n’ont pas été de grands parfaits ; certains avaient des sautes d’humeur terribles. Mais ils ont laissé l’Amour agir à travers eux et se sont acceptés tels qu’ils étaient, sans se rêver demi-dieux.
Se réjouir de sa faiblesse, se réjouir d’être homme tout simplement, n’est-ce pas cela la sainteté ? Faites le test, à chaque déconvenue sur vous-mêmes. On en reparle l’an prochain… à la Toussaint.

Sylvie